Qu’est-ce que l’IMC ?

L’indice de masse corporelle est un rapport, pas une mesure. Il met un poids en face d’une taille et rend un nombre, exprimé en kg/m². Il ne se mesure pas sur un corps : il se calcule à partir de deux chiffres qu’on a déjà.

On l’appelle aussi indice de Quetelet, du nom du statisticien belge qui l’a proposé au XIXe siècle — pour décrire des populations, pas des personnes. L’Organisation mondiale de la santé l’a repris comme repère international, et c’est de sa grille que viennent les six tranches ci-dessus.

Comment se calcule l’IMC ?

On divise le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres. La taille se convertit d’abord : 170 cm valent 1,70 m.

IMC = poids (kg) ÷ (taille (m) × taille (m))

Pour 68 kg et 1,70 m : 68 ÷ (1,70 × 1,70) = 23,5, soit la tranche « Corpulence normale ».

Le résultat est arrondi au dixième avant d’être classé, pour que le nombre affiché et la tranche ne puissent jamais se contredire. Il n’y a pas de variante féminine ni masculine de cette formule : elle ne tient compte ni du sexe, ni de l’âge, ni de rien d’autre que ces deux chiffres — et c’est déjà une partie de ses limites.

Pourquoi cette mesure est-elle utilisée ?

Parce qu’elle ne coûte rien et qu’elle donne le même résultat à tout le monde. Une balance, un mètre, et deux personnes différentes obtiennent le même nombre pour le même corps — ce qui n’est vrai d’aucune autre estimation de corpulence faite à l’œil ou à la pince.

C’est ce qui en fait un outil de santé publique : il permet de comparer des populations entre elles et dans le temps. En consultation, il sert de porte d’entrée — un chiffre qui ouvre la conversation, à côté du tour de taille, des antécédents et de ce que la personne raconte. Jamais de conclusion.

Ce que l’IMC ne dit pas

C’est la partie que la plupart des calculateurs ne mettent pas, et c’est pourtant elle qui décide de ce qu’on peut faire du chiffre.

  • Il ne distingue pas la masse grasse de la masse musculaire : à poids égal, un corps musclé et un corps qui ne l’est pas rendent le même chiffre.
  • Il ne dit rien de la répartition : deux personnes au même IMC n’ont pas le même tour de taille, et c’est la graisse abdominale qui intéresse le médecin.
  • Il a été construit sur des populations, pas sur des individus : c’est un indicateur de santé publique employé en consultation comme une porte d’entrée, jamais comme une conclusion.
  • Il ne s’applique pas tel quel aux enfants et adolescents, aux femmes enceintes, aux personnes âgées ni aux sportifs de haut niveau.

Autrement dit : un IMC situe, il ne juge pas. Deux personnes au même chiffre peuvent être dans deux situations qui n’ont rien à voir, et c’est le médecin qui a les éléments pour faire la différence.

IMC et traitement GLP-1

L’IMC fait partie de ce qu’un médecin regarde quand la question d’un traitement se pose, avec le tour de taille, les antécédents et le reste du bilan. Aucun chiffre n’ouvre une porte à lui seul, et cette page n’en annonce aucun : la décision appartient entièrement à la personne et à son médecin.

Ces critères existent, ils sont chiffrés, et ils ne sont pas sur cette page : un seuil posé à côté d’un résultat personnel se lit comme un verdict. Le guide les écrit dans son chapitre « Les critères qui ouvrent le remboursement », avec le parcours d’accès qui va avec.

Une fois le traitement commencé, en revanche, l’IMC n’est plus la mesure qu’on suit. Trois raisons, et elles ne se remplacent pas :

L’objectif se compte en pourcentage du poids de départ

Les recommandations françaises sur l’obésité n’expriment pas l’objectif en points d’IMC : la HAS parle d’une perte pondérale de 5 % à 15 % par rapport au poids initial. C’est aussi la façon dont les études de ces traitements rapportent leurs résultats, donc la seule qui permette de se situer par rapport à elles.

L’IMC ne voit pas ce qu’on perd

Sous GLP-1, une partie du poids perdu est de la masse maigre, muscle compris. Une revue publiée en 2025 dans l’European Journal of Clinical Investigation situe cette part autour de 20 % à 40 % du poids total perdu, avec une variabilité importante d’une étude à l’autre. L’IMC baisse exactement de la même façon dans les deux cas : il ne distingue pas un kilo de graisse d’un kilo de muscle.

Le tour de taille va avec, et il ne se remplace pas

Le guide du parcours de soins de la HAS demande de calculer l’IMC ET de mesurer le tour de taille, puis d’en suivre l’évolution. L’un dit un rapport entre un poids et une taille, l’autre dit où se trouve la graisse. Une mesure de composition corporelle, quand elle est disponible, répond à la troisième question : ce qui a été perdu.

Ouros n’intervient pas là. Ce que le service fait commence après — ce qui se passe pendant un traitement, ce qu’il faut manger, ce qui fatigue, et la question de l’après. Le guide GLP-1 le raconte en entier, en trois parties et avec ses sources.

Questions fréquentes

Comment calculer son IMC ?

L’IMC est le poids en kilogrammes divisé par le carré de la taille en mètres. Pour 68 kg et 1,70 m : 68 ÷ (1,70 × 1,70) = 23,5. Le résultat s’exprime en kg/m² et se lit dans une grille de six tranches, de l’insuffisance pondérale à l’obésité de classe III.

Quel est un IMC normal ?

L’OMS appelle « corpulence normale » un IMC compris entre 18,5 et 24,9. En dessous de 18,5 elle parle d’insuffisance pondérale, entre 25 et 29,9 de surpoids, et à partir de 30 d’obésité. Ces seuils décrivent des populations : ils situent, ils ne diagnostiquent pas.

L’IMC est-il fiable ?

Il est reproductible, pas complet. Il ne distingue pas le muscle de la graisse, ne dit rien de la répartition abdominale, et ne s’applique pas tel quel aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes âgées ni aux sportifs très musclés. C’est pourquoi un médecin l’associe toujours à d’autres mesures, à commencer par le tour de taille.

L’IMC décide-t-il de l’accès à un traitement GLP-1 ?

Non. L’IMC fait partie des éléments qu’un médecin regarde, avec les antécédents, le tour de taille et le reste du bilan, mais la décision lui appartient entièrement. Ouros n’est pas un service médical et ne pose aucun diagnostic : les prescriptions et les décisions de traitement relèvent d’un médecin.

Faut-il suivre son IMC pendant un traitement GLP-1 ?

Ce n’est pas la mesure que suivent les recommandations. La HAS exprime l’objectif en pourcentage du poids initial, une perte de 5 % à 15 %, et demande de mesurer le tour de taille en même temps que l’IMC. Surtout, l’IMC ne distingue pas un kilo de graisse d’un kilo de muscle : une revue de 2025 situe la part de masse maigre autour de 20 % à 40 % du poids perdu sous GLP-1. Le chiffre baisse de la même façon dans les deux cas.

Quelle taille et quel poids faut-il saisir ?

La taille en centimètres et le poids en kilogrammes, mesurés de préférence le matin. Sur cette page, le calcul se fait entièrement dans le navigateur : ni la taille ni le poids ne sont envoyés à un serveur, ni enregistrés nulle part.